Pourquoi ? Simplement parce que toute action qui vise à changer un équilibre établi, se heurte à une résistance d'une grande partie des équipes concernées. Parlez-en aux équipes qualité dont la réalité de terrain est en grande partie dépendante de cet état de fait. Innover n'est pas forcément évident à aborder, à comprendre ou à implanter.

autorisation vs interdictionUne deuxième étape est d'éviter au maximum d'avoir un effet pervers et démotivant. En plus clair, il faut définir ce qui autorisé et ce qui ne l'est pas. Un dirigeant d'entreprise peut autoriser un temps de réflexion, d'organisation chez ses collaborateurs pour avoir un retour d'idées sur certains domaines, pas forcément tous. J'ai personnellement connu des exemples d'innovation non canalisée qui ont à la fois généré des idées non applicables (car non autorisées) mais aussi des idées applicables non supportées par le responsable du secteur générant ces idées. Donc cela ne fait que renforcer la nécessité d'avoir la possibilité d'exprimer des idées sans avoir de frein hiérarchique. Un point auxiliaire est celui de la prise de conscience de la portée de l'idée innovante. Je suis personnellement pour laisser chaque salarié libre de proposer ses idées (par écrit lui-aussi) et donc d'envisager la portée de celle-ci. Générer des idées réellement novatrices pour l'entreprise est souvent difficile sans que l'on ajoute des contraintes supplémentaires. La collecte des idées doit ensuite donner lieu à des prises de décisions justifiées et au niveau adéquat. Toute proposition doit avoir une réponse positive, négative ou de report dans le temps.

J'arrête là ce premier billet sur le sujet car le sujet n'est qu’effleuré aujourd'hui ... A très bientôt pour la suite et à vos commentaires !portee d idee