pas à la hauteur des espérances, que fait-on ?». Les données de bases, que ce soit pour un produit, un service, un usage sont similaires. Le business model, "la façon de rentabiliser et de faire du profit", est soit nouveau (quand même assez rare en pourcentage), soit déjà éprouvée et vous avez la main ou vous subissez votre environnement. Quant à l'environnement pour faire murir, éclore et développer votre idée surprenante et géniale que tout un chacun va s'empresser d'acheter, de louer ou que sais-je encore, il faut reconnaitre qu'elle dépend de l'air du temps et de la politique du moment. En pleine "30 glorieuses" qui se souciait de la pollution des usines, dans un environnement de "guerre" qui se soucie de certains effets secondaires quand le but prévaut sur les moyens ...

logiuque business planDonc, et contrairement aux derniers chiffres publiés, sur le fait que la majorité des entreprises crées en France ces dernières années l'auraient été sans vrai business plan (les auto-entrepreneurs ??), posez-vous la question: Je souhaite commencer sous quelle forme ? Suis-je un entrepreneur né et ai-je envie de renverser tout obstacle qui se dressera sur mon chemin (les vrais, les purs ... et les plus rares) ou est-ce que j'aimerais bien développer une activité en lien avec ce que je sais ou que j'ai appris à faire (ce n'est plus vraiment le même profil). Qu'est-ce qui change ? Le profil humain de l'entrepreneur, celui que les financeurs veulent apprécier au-delà de sa bonne idée. Est-il réaliste ? Pérennité de l'activité ... Va-t-il un minimum de connaissances ou la capacité à les acquérir ? Seul ou plutôt avec quelle équipe ? Quel est son besoin actuel ? Dans 1 an, dans 3 ans ? Sait-il se projeter dans la réussite, comme dans l'échec ? ... Tout cela rejoint la finalité du business plan ou de l'étude associée. La gestion d'un risque mesuré et apprécié et le rôle du décideur: savoir-faire, savoir coopérer, savoir vendre, savoir accepter les résultats non prévisibles, ... et en dehors du savoir dans les situations balisées, comment fait-il ?

((/public/business_plan_theorie.jpg|Business plan theorie|R|Business plan theorie, déc. 2013))Si vous êtes salariés, et donc contraints par un environnement d'entreprise existante, c'est à vous d'en apprécier les forces, les faiblesses mais aussi les opportunités acceptables et les menaces possibles (tiens c'est curieux on vient de redéfinir le fameux SWOT). J'ai personnellement connu des entreprises où innover n'était pas qu'un slogan (HP dans les années 90) et bien d'autres où pour innover il fallait soit renverser des montagnes (une culture d'entreprise figée sur la production seule) ou une vision de risque tellement analytique et long-terme que le mot même d'innovation y perd de son sens (comment peut-on innover à 10 ans ?). Réactivité et réalisme économique, le tout dans une enveloppe souvent plus réduite dans notre hexagone national qui n'autorise que peu le droit à l'erreur. On apprend toujours dans l'erreur et quand on recommence une nouvelle fois, les garde-fous et les garanties oubliées sont bien présents. Echouer est un signe futur de réussite pour ceux qui persévèrent. Mais ne me faite pas dire le contraire ... ce n'est pas parce qu'on échoue qu'on réussira obligatoirement la fois suivante, sans adaptations bien comprises. Disons que" le droit à l'erreur est vrai, mais une seule fois" comme dans toute activité humaine. Donc comme salarié, n'oubliez rien et intégrez bien tous les coûts possibles et imaginables, avant de parler des gains mirobolants que vous espérez! On vous regardera différemment si vous montrez que vous avez analysé le problème avec des approches différentes et pas seulement avec vos yeux de spécialiste de tel ou tel domaine.

ingredients business planSi vous voulez vous lancer dans le grand bain de l'entrepreneuriat, bienvenue ! Vous verrez que c'est encore moins simple que tout ce que vous avez pu imaginer mais que cela a un gout et que cela donne une satisfaction à nulle autre pareille. La recette est similaire à celle du salarié mais le filet n'existe pas et les financeurs ne sont pas des philanthropes. Regardez bien votre environnement et ce à quoi vous tenez, et allez-y. Il n'y a pas de manière unique, tout dépend de votre appétit (et de son réalisme) et de votre capacité à faire partager vos intérêts à ceux que vous devrez convaincre. N'est pas « marketeur » qui veut, ni commercial pour arriver à une signature sur un contrat mais s'il y a quelque chose de sûr c'est que vous devrez devenir un gestionnaire ! Gestionnaire en argent bien sûr, mais aussi gestionnaire en temps "productif" tout autant qu'en temps "nécessaire aux affaires". Pensez-y et quand vous êtes suffisamment confiants dans vos capacités, allez-y, frottez-vous à la réalité du business ! Nous reviendrons sur cette fin de post dans une prochaine discussion qui abordera ce que vous devez accepter d'être et de faire, tout autant que d'organiser, planifier et réussir pour que vos finances soient saines ... et donc que vous ayez une situation pérenne.

Alors toujours, innovateur ?