coherence globaleImaginer un futur, c'est se projeter dans un monde fait de réalités subjectives tout d'abord. Les lacunes (ou les manques), que nous n'avons pas su évaluer de façon assez réaliste se révelent assez vite quant à la réalité de la mise en application et de ses difficultés. Donc première leçon, avant d'innover, il faut avoir une vue compléte (et souvent synthétique, voire modélisée) de son fonctionnment (les processus) que nous devons affronter. Il ne s'agit pas de rêver mais d'etre factuel et sans complaisance. Tout n'a pas besoin d'etre parfait mais aucun obstacle ne doit etre oublié (ou le moins possible ...). On rejoint ainsi et d'une maniére logique, la notion de business plan à la fois dans son contenu, dans les conditions d'exercice et dans sa propre capacité à tenir les rênes de la démarche. On apprend toujours de ses erreurs à condition de comprendre pourquoi cela n'a pas marché comme on l'espérait. Dans mon cas propre, la logique n'était pas mauvaise, ni trop incompléte quant aux différents champs à couvrir. Par contre, une mauvaise connaissance des rigueurs et nécessité de certains domaines (commercial et réalité des affaires, confiance collaborative, resistance et solidité des liens de l'entourage) ont fortement pénalisé ma démarche globale. Il faut être créatif, donc apporter un / des concepts nouveaux, sans pour autant penser révolutionner le reste de l'environnement. L'innovation doit apporter une nouvelle forme de création de richesse plutot que révolutionner une façon de faire existante. Ne me faite pas dire ce que je n'ai pas dit. Si cette innovation révolutionne les usages ou les produits, c'est tant mieux mais objectivement c'est la cerise sur le gateau la plupart du temps. Améliorer certains facteurs liés à l'existant est déjà beaucoup, que ces facteurs soient liés au gain de temps, de couts, d'usage ou autre. aide sponsorUn autre point déjà abordé, il est illusoire de vouloir innover seul. Avoir des connaissances c'est bien, faire régler les problématiques par des experts sélectionnés et adhérents à la logique d'innovation c'est nettement mieux. Tout d'abord parce que les journées n'ont que 24 heures mais aussi pour permettre d'enrichir la vision des difficultés avec des personnes de sensibilité différentes mais constructives puisqu'elles adhérent à la démarche. C'est somme toute trés peu différent de la logique d'un comité de directeurs dans une structure d'entreprise en création. Donc pour innover, en réduisant les risques de rejet lié au changement par nos clients et prospects internes ou externes, il s'agit d'inscrire cette innovation dans un environnement le mieux maitrisé possible (Chaine de Porter et valeur ajoutée ie rien de révolutionnaire sur les méthodes à employer) et agir pour l'excellence des processus existants et dans lequel cette innovation va prendre place (commercial, production, logistique ...)

metasolution bougieInnover, c'est donc "simplement" conduire un changement avec un objectif affiché, ambitieux mais réaliste, qui va entrainer des modifications dans un environnement qui majoritairement (malheureusement ?) désire rester stable (aversion au risque, peur du changement ...). Nous sommes tous à des degrés divers innovateurs et conservateurs quant à nos abitudes et attitudes. Inscrire un re-engineering processus ou produit conduit déjà à une refonte de la façon de faire, des moyens, des personnes et de leur acceptation à changer. C'est beaucoup plus facile à dire qu'à faire surtout dans un pays trés conservateur comme le notre. Il suffit de voir les sujets de société actuels pour s'en apercevoir ...Pas trés adapté Juste un mot sur le conservatisme qui ne favorise pas cette innovation, mais qui assure une stabilité que nous trouvons tous agréable quand nos habitudes y sont liées (et qu'elles sont confortables). Changer pour changer ne sert pas à grand chose à titre individuel, si ce n'est à découvrir d'autres aspects, mais ce qui peut nous pousser à changer doit aussi prendre en compte notre environnement propre (nos equipes, nos proches, nos familles, notre industrie ...), faute de quoi nous allons générer des résistances au lieu de générer des esperances et des adhesions spontanées. Ce point est loin d'etre négligeable à l'heure des bilans.

mainsUn dernier point à rajouter aujourd'hui est celui de la confiance. Confiance en soi, bien sur mais aussi confiance envers les autres et en particulier vers ceux qui viendront adherer et participer à votre démarche pour la faire reussir ... ou mourir. Ceci n'a rien de structurel. Un projet, quel qu'il soit, est constitué d'un ensemble de personnes motivées, engagées et confiantes. On ne le décréte pas, c'est une attitude et une réalité à avoir. Malheureusement, ou plutôt de façon réaliste, les personnes qui participent ne sont pas et ne seront pas toutes dans un état d'esprit aussi volontaires que le porteur du projet. Les derniers chiffres publiés par l'institut Gallup sont édifiants à ce sujet. Dans les entreprises, la trés grande partie des personnes vient chercher un salaire en suivant les consignes (au mieux) ou s'opposer plutot que de collaborer activement à la réussite collective (tous pays confondus et pays par pays avec des pourcentages evoluants). coherence groupeIl suffit de voir la difficulté et la rareté des entreprises du type "agiles" ou inversées" fonctionnant aujourd'hui économiquement et de façon stable. Elles relèvent d'une logique organisationelle innovante où la confiance (et l'engagement personnel) est renforcée et permet de progresser vers une autre logique (benefices répartis, structure manageriale faite pour faciliter le travail et non le controler ...) mais là n'est pas le sujet d'aujourd'hui (peut etre un autre billet). __On ne décréte pas la confiance, on doit la créer et expliquer concrétement quelles sont les attentes et les résultats, sans "vouloir le beurre et l'argent du beurre". __

defiEn conclusion, rien de trés neuf sous le soleil. Innover n'est pas une révolution. Cela reste une nécessité economique pour réduire la pression sur ses produits, ses services ou les usages des consommateurs pour s'adapter à une compétition mondiale. Il nous faut donc revenir à une logique de base, celle du pragmatisme. Le triptyque et sa logique "Confiance + Engagement + Resultats => Succés + Reconnaissance" permettent d'avancer. Si le succés n'est pas au rendez-vous, ce n'est pas la fin du monde, c'est simplement que les conditions initiales et celles des utilisateurs n'avaient pas été bien analysées et étaient bien trop optimistes. Ne rien faire, c'est se condamner à mourir à moyenne échéance. Etre optimiste est nécessaire pour innover, mais etre réaliste sur l'environnment et sa capacité à changer l'est tout autant.